Focus sur les JNMG

Tout, tout, tout, vous saurez tout….
16/06/2015 (All day)

On ne parle plus d’impuissance mais de dysfonction ou de troubles érectiles soit l’incapacité persistante ou répétée d’obtenir et/ou de maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle satisfaisante, évoluant depuis trois mois, au moins.[1] Dans le DSM-IV, l’association américaine de psychiatrie complète cette définition en y ajoutant le retentissement psychologique, c’est-à-dire la souffrance du patient et/ou de son couple. Les troubles de l’érection peuvent survenir à tous les âges mais augmentent au fil du temps passant de 10 à 40% en fonction des tranches considérées. Si l’âge est bien le principal facteur de risque, il n’est pas le seul ! Certains états morbides (artériopathies, maladies métaboliques, endocriniennes ou psychiques) sont fréquemment en cause sans oublier la iatrogénie (médicaments, radiothérapie, chirurgie, etc.) ou encore, les traumatismes (fractures du bassin, etc.). Par ailleurs, ce motif de consultation devient de moins en moins tabou car la bonne santé sexuelle fait partie de la qualité de vie. Dans la très grande majorité des cas, le généraliste est suffisamment compétent pour prendre en charge ces patients, leurs proposer le bilan nécessaire et suffisant et les thérapeutiques les plus adaptées, à choisir d’un commun accord.  

Quels sont les patients les plus concernés ? Quels sont les critères diagnostiques de ces troubles érectiles ? Quel examen clinique faut-il faire ? Quand pousser les investigations ?  Comment évaluer le retentissement psychologique et les attentes des patients ? Quels traitements proposer ?

 


[1] Conférence de consensus de l’Organisation Internationale de la Santé (WHO) en 1992